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A l'instar de l'édition 2015, que j'ai eu le plaisir de (dé)couvrir, le tracé du Tour Auto 2017 prévoyait, un arrêt sur l'esplanade du parc des expositions de Toulouse, terme d'un trajet qui vit les participants partir de Limoges le matin même, pour ensuite effectuer quelques tours sur le circuit du Séquestre à Albi, avant de rejoindre la ville rose pour la nuit et lancer l'étape finale jusqu'à Biarritz le lendemain. 

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Le Tour Auto a ceci de spécial, comparativement aux événements automobiles que nous avons l'habitude de couvrir : il s'agit d'une course au sein de laquelle on se retrouve immergé le temps d'une soirée... Une course mettant en scène des automobiles anciennes de belle lignée, voire d'exception pour certaines d'entre elles : voir (et entendre) en ces temps d'autophobie et de politiquement correct triomphant des Ferrari 250 GT Berlinetta ou 275 GTB, c'est quelque chose d'émouvant. 

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Le Tour Auto, c'est une ambiance particulière. C'est l'impression d'être invité sur un paddock à ciel ouvert, commun à tous les équipages. Ce sont des odeurs d'essence, d'huile chaude, de gaz d'échappement, des échanges entre pilotes, mécaniciens ou visiteurs, des discussions auxquelles viennent se mêler des vrombissements mécaniques, des bruits d'outils, des ralentis de moteurs parfois irréguliers, que les hommes de l'art s'emploient à corriger en réglant des carburateurs au tournevis et à l'oreille, des voitures à contrôler, réparer, régler après une journée passée à performer, que ce soit en catégorie "compétition" ou "régularité", les deux plateaux qui composent les engagés, avec une liste de voitures d'un éclectisme réjouissant, allant de la Fiat 600 à la Ford GT40 en passant par la Lancia Fulvia HF, la Jaguar Type E, la Renault 12 Gordini ou encore l'indéboulonnable Porsche 911. 

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Tour Auto 2017 Toulouse (1)

Le charme et la singularité d'être visiteur sur un parc fermé accueillant une étape du Tour Auto, c'est avant tout un ressenti, une impression. Cette impression aussi déconcertante que délectable de n'être ni tout à fait au coeur d'une course d'automobiles anciennes, ni dans l'enceinte d'une exposition ou d'un concours, mais d'être aux deux endroits simultanément. Se promener sur une étape du Tour Auto, outre le privilège de voir des engins d'exception, c'est d'abord les voir d'une façon bien différente que lors d'un événement plus conventionnel, en prenant en compte un contexte tout à fait singulier : ici, point de sublimes carrosseries soigneusement lustrées pour l'occasion, et rigoureusement parquées selon un plan précis. Non. Ici, c'est d'abord un événement d'une fantastique sincérité, au cours duquel les autos ne peuvent pas tricher : salies par l'épreuve de la route, de la course, avec de la poussière de freins sur les jantes, des pare-brise qui s'apparentent à des cimetières d'insectes, des carrosseries qui arrivent parfois cabossées, des capots ouverts, servant d'écrins aux moteurs encore chauds et malgré tout, déjà laissés aux soins experts des mécaniciens, montées sur des crics ou sur des chandelles, roues enlevées pour vérifier les freins, changer les plaquettes, avec des coffres ouverts, laissant apparaître de grosses caisses à outils, des bidons d'huile spécifique pour mécaniques anciennes, des cartes éparses... autour des voitures, règne également un joyeux désordre, fait d'outils, de jerricans, d'entonoirs, de roues démontées, de servantes d'atelier sur lesquels trônent chiffons, bombes de dégrippant, marteaux et coupes de Champagne... C'est tout cela, le Tour Auto. 

Anthony Desruelles